« Mesdames, messieurs, nous arrivons au large d’une zone de turbulences. Veuillez accrocher vos ceintures, et ne les retirer que lorsque la lumière vous l’indiquera. Nous vous remercions de votre compréhension. Bonne poursuite de voyage. »
Il faut prendre du recul, un peu de hauteur. Je vais au devant de turbulences, après une longue période de stabilité… plus ou moins immuable. J’en ai vu des oiseaux : des coucous, des hirondelles, des vautours et des corbeaux ; j’ai vu des bateaux lorsque je survolais la mer, et des champs de toutes les couleurs au-dessus des terres. Le dirigeable avance, gonflé d’hydrogène explosif.

Désolée, je ne peux m’éviter les métaphores. Autant d’oiseaux et de bateaux que d’idées et de concepts m’ayant traversé l’esprit. Quand j’étais enfant, je disais souvent « Elle est belle cette maison, j’aimerais bien vivre ici. »… Une maison au bord de la mer, sur une falaise ou au milieu d’un champ. Depuis 2 ans, je me triture l’esprit pour savoir où ? Où je poursuis ?

D’abord, il y a eut une envie d’international, encore. Puis, en mode posage, il y a eut le travail en association. Ensuite, j’ai pris un peu de hauteur pour toucher la simplicité, parce que je définis comme mon ‘Projet’. Après, il y a eut le retour à Lille, ou le déménagement en Normandie.

Qu’est ce que je veux, bon Dieu ?!
Découvrir le monde, ne pas entrer dans une routine, intégrer un projet ou une entreprise qui a une éthique responsable, continuer à être chargée de mission en relations industrielles (parce que j’adore ce boulot !), être fainéante parfois et investie le reste du temps.
Je ne suis pas invincible, mais je me sens dotée d’une force d’adaptation et d’évolution incommensurable. Dois-je en avoir peur ? Pas tant que j’arrive à me remettre en question.

Comment ordonnancer tout cela, pour faire de ma vie, la somme de ce que je suis ?
J’ai envie d’être présente auprès de la famille. J’ai envie de montrer que je suis avec vous. Pourtant, si l’éloignement dévoile aisément les sentiments, une fois de retour en France : 2 semaines à 1 mois plus tard, et le quotidien de chacun reprendra le dessus. Quand on part si longtemps, on se rend compte que peu importe d’être là ou non ; les personnes les plus importantes voyagent toujours avec nous. Rentrer, faire un long break pour redécouvrir chaque membre de notre grande famille, raconter des anecdotes, câliner les nouveaux nés et ses parents. Et, pourquoi pas… repartir !

Repartir pour un temps ou plus longtemps… Peut-être moins loin, moins longtemps ou plus accessible (moins cher n’est pas trop difficile). Enfin bon, tout ça pour dire que peut-être, qu’il est possible que je ne sois pas vraiment revenu en septembre. Je ne peux vous promettre de ne pas chercher hors des frontières.
Saviez-vous qu’avec mon tout nouveau futur passeport biométrique – domicilié à Pointe-Noire ! – je vais pouvoir rentrer aux USA sans visa, avec un minimum de fichier à remplir sur internet pour 90 jours de vacances ? Les USA, le Japon, la Pologne, l’Asie du Sud, Saint Petersburg, Lima ou le Mali. Comme une drogue… fugace… Quand l’appel de ce que je m’imagine d’une routine arrive, je veux m’évader. Alors voilà, tout cela pour vous dire que… finalement… j’aime bien m’imaginer faire des sauts de puce à travers le monde !

PS : je ne promets pas de ne pas non plus à nouveau retourner ma veste ! Tout dépend aussi du contenu de la mission !


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