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Pour que 2010 soit un recommencement… décembre 31 2009

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Je me suis dit que je ne pouvais laisser l’année 2009 derrière moi, sans écrire un dernier article. Le passage d’une année à l’autre, la nuit de la Saint Sylvestre a toujours eu une grande signification pour moi ; c’est comme si en une nuit, je pouvais remettre à zéro mes compteurs. Je sais ce que 2009 a produit, que va promettre maintenant 2010.

Regardons un peu le delta entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre, que d’évènements ! Rappelons nous :

- 1er janvier 2009 : ma décision de partir venait d’être intérieurement fraîchement et définitivement prise. J’avais le poste en tête, le projet que je vivais en ce mois à l’ICAM ne me plaisait guère… j’observais un départ comme un futur qui pouvait m’apporter…

- Janvier 2009 : la fibre de l’écrivaine me titillait plus qu’à la normale. J’avais semble-t-il besoin de cela pour me remettre en question, ou plutôt pour palier des doutes internes.

- Février 2009 : je participais à la dernière grande manifestation de l’ensemble de notre promotion FA2009, en partant au ski. Ce même mois, je réintégrais Wevista pour ma dernière période en apprentissage.

- Mars 2009 : je vivais mon premier licenciement économique qui accompagnait la crise. Je considère que c’est la première vraie expérience socio-professionnelle difficile à vivre de ma jeune carrière.

- Avril 2009 : je fêtais mes 23 ans aux portes de Cherbourg. Je me rendais compte que si les images de mon enfance s’étaient un peu éffilées avec le temps, les ressentis nés de ces paysages restaient identiques, puissants, transportés.

- Mai 2009 : nous apprenions la nouvelle de l’attente d’un “petit sac” chez les Leveugle-Thomas. Je participais aux stages de recrutement pour un volontariat avec la DCC. J’en profitais pour passer 4 jours à Paris pour y retrouver une amie de longue date. Je parcourais Paris en simple touriste : la Tour Eiffel, les bateaux mouches, les champs Elysées, le Louvre.

- Juin 2009 : je préparais ma dernière soutenance  en entreprise. Je connaissais sur le bout des doigts le projet d’industrialisation que je dirigeais depuis 4 mois. Je me sentais importante, utile en entreprise ; j’appréciais chaque jour un peu plus la complicité avec les gens qui travaillaient avec moi. Je savais quoi faire, quand. J’avais finalement appris !

- Juillet 2009 : mon appartement lillois se vidait de ses meubles, les cartons eux se remplissaient. Ca me chagrine de ne pas avoir un lieu à moi, un appartement quelque part, comme une racine : que ce fusse celui-là ou un autre, si je repars ce sera après avoir fait l’acquisition d’un appartement, d’un refuge fixe. Il est difficile quand on est loin de ne pouvoir se rattacher à un chez soi propre : Bray-Dunes n’est pas vraiment chez moi, c’est la maison des parents (savoir sa vie dans ces cartons, cela reste douloureux).

En juillet, je rencontrais également mes futures colocataires à Carquefou, lors d’un séminaire de 10 jours avec la DCC. Il était question de se projeter dans notre futur quotidien, d’imaginer notre poste, notre vie. Je signais pour partir.

- Aoüt 2009 : après 3 années d’apprentissage, je quittais Wevista. Après 3 ans de vie, je quittais mon appartement lillois. Mon passeport recevait son visa pour le Congo-Brazzaville. Je rencontrais pour la première fois Brahim, l’ami d’Elsa. Je passais la dernière quinzaine de jours à parcourir les plages du Nord de la France, vers la Belgique ou vers Zuydcoote. Je partais pour aller trouver cette même plénitude ailleurs dans le monde. Je ne me projetais pas, je vivais inlassablement le moment présent, j’étais heureuse de qui j’étais à cet instant, de mon parcours, de ce que j’étais devenu à travers le temps. Je me sentais forte. Je me sentais humble devant la puissance du monde.

- Septembre 2009 : ce mois parut bien long. J’arrivais à Pointe-Noire le 4 septembre ; je dispensais mon premier cours le 14 septembre. Pendant un mois, nous avons découvert, en suivant ceux que nous allions remplacer comme des petits chiens, la vie, notre future vie à Pointe-Noire : des lieux, des gens, des méthodes.

- Octobre - Novembre 2009 : la routine a vite été établie. Dans la colocation, chacun essayait de se mettre au diapason des autres. La chaleur extérieure grimpait.

- Décembre 2009 : on donne l’impression de vivre à Pointe-Noire depuis toujours. En moi, je sens poindre l’asphyxie de la vie en communauté. Je sens poindre l’asphyxie de ne plus me sentir moi-même, d’être trop indécise, pas assez autoritaire. J’ai envie de remettre toutes mes relations à plat, de n’en garder que les perles douces et rares. En ce mois de décembre, il est indéniable que le plus difficile à vivre sont les relations humaines. J’en appelle toujours à mon ami solitude… Il paraît que je prends tout trop à coeur, c’est pour cela que je préfère la solitude ; c’est bien moins prise de tête.

- 31 décembre 2009 : les bonnes nouvelles de la France me semblent si loin, si déconnectées. Je ne sais pas quoi faire… Vous me manquez tous autant que vous êtes : nouveaux nés, parents, frères, soeur, cousins, cousines, tantes, familles quoi… J’ai envie de vos bras, j’ai besoin de vos sourires, j’ai besoin de vos regards… j’ai besoin de vous aimez tous !

Mais d’ici, je n’ai personne vers qui me tourner, parce que des coloc’ ce ne sont pas forcément des amis ; parce que je n’ai trouvé personne sur qui m’épanchait, sur qui la légèreté est la seule discussion.

Merci Elsa pour cette longue discussion légère !


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