Et voilà, nous sommes le 3 mai 2009, et cela fait une semaine !

Une semaine que j’ai égaré la clef des rêves, de ce qui emplissent la solitude, de ces échos qui font que je ne suis jamais seule. Je goûte les odeurs de muguet et de lilas ; et cette brise chantante dans les feuilles des arbres. Je ne cesse d’écouter ces musiques qui me transportent habituellement. Je marche sans but dans les rues de Lille. Mais mes yeux restent fixer sur le sol.

Rien y fait. Cette douce joie de vivre s’est enfouie profond dans mon être. Depuis deux semaines, je n’ai pu m’enchanter d’une quelconque réflexion ; ni aligner mes mots. Même la compagnie amicale m’aura à peine soustrait à une tristesse ambiante.

Il n’est que temps de se bouger. Arrêter ces activités qui remplissent les secondes mais pas l’esprit. Se reprendre. Alors voilà ce que j’en ai décrit…

Dans mon fauteuil, un stylo à la main : j’ai juste apposé la phrase suivante.

JE CROIS QUE C’EST LE MOMENT…

Revenons au début de toute cette histoire.

En décembre 2008, au début d’une nuit où le marchand de sable tardait, j’ai pris cette décision de PARTIR. Cela faisait longtemps que je l’avais dans le sang ; il m’a fallut juste le temps - comme pour beaucoup de chose d’ailleurs. Ca commence par une décision, puis on la divulgue, on la grossit d’informations glanées, on visualise le projet. J’ai toujours fonctionné au “Projet n+1″, comme je l’appelle ; je ne me satisfait que fort peu du présent si je n’ai pas un minimum d’emprise sur le prochain projet.

Au cours du mois de Mars 2009, j’ai donc envoyé une candidature en tant que Volontaire à la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération), en vue de prendre un poste à l’IST (ie ICAM par Apprentissage, mon école d’ingénieur), en Afrique Centrale (Congo-Brazzaville, plus exactement);

Début Avril 2009, j’ai rencontré le directeur de l’ISTAC ; son avis : une arrivée sur place autour du 20 Août 2009 permettrait une acclimatation à cette nouvelle vie, avant le démarrage de l’année scolaire. Quoi qu’il en soit, le poste de professeur m’attend à Pointe-Noire.

Mi-Avril, je résilie mon bail de location pour l’appartement que j’habite depuis 3 ans, à 20 minutes du centre ville de Lille. Je comptabilise mes meubles et mes plantes ; je prévois de les vendre, de les stocker. En une semaine, mon appartement trouve ses prochains locataires.

Alors voilà…

JE CROIS QUE C’EST LE MOMENT…

C’est le moment où quoiqu’il se passe dorénavant, j’ai fais une croix sur mon installation fort plaisante depuis trois ans. Je suis en train de tourner une page de ma vie ; et comme on nous l’apprend dans les écoles d’ingénieur, un changement ça se prépare.

Demain, les évenements seront imprévisibles, les amis, la famille, ces lieux que j’assimile à ma maison seront à une distance raisonnablement trop importante pour que je puisse faire demi-tour.

Vous savez, je n’ai résolument pas peur. J’ai juste besoin en moi-même de dire cette simple profession de foi :

J’ACCEPTE LES CHANGEMENTS A VENIR.

PS : ça fait un bien fou ! ;-)


Devenez fan de ce Blog :